Récupérer vos photos et vos fichiers, où qu'ils soient coincés
Ce qu'on vient chercher, presque toujours, ce sont les photos. Les documents se refont ; les photos, non. Mais ce ne sont pas les seules à compter : les vidéos de famille, dix ans de mails, les courriers et les papiers administratifs, la comptabilité d'une petite entreprise ou d'une association, une collection de musique patiemment constituée.
Et ces fichiers ne se retrouvent pas coincés seulement parce que quelque chose est tombé en panne. Bien souvent, rien n'est cassé : la machine est simplement trop ancienne pour parler à celles d'aujourd'hui. Il y a trois situations très différentes, et elles ne demandent pas du tout la même chose.
Vos souvenirs n'ont jamais été numériques, tirages papier, diapositives, cassettes VHS ? C'est de la numérisation, qui a sa propre page.
Quelle est votre situation ?
Quand quelque chose a lâché
Un disque qui ne monte plus, une carte mémoire qui demande à être formatée, un dossier vidé par erreur. La bonne nouvelle, c'est que dans la majorité des cas les données sont encore là : un fichier supprimé n'est pas effacé, il est seulement déclaré remplaçable, et un disque « illisible » est le plus souvent un disque en bon état dont l'index est abîmé. Ce qui détruit vraiment les fichiers, ce n'est pas la panne : c'est ce qu'on fait juste après.
À faire tout de suite
Avant même de m'appeler, ces cinq réflexes décident souvent de ce qui sera récupérable ou non.
- Arrêtez d'utiliser l'appareil. Chaque fichier écrit peut prendre la place d'une photo effacée. Éteignez, et laissez tranquille.
- Ne réinstallez pas Windows, et n'acceptez pas une réinstallation « pour réparer » : c'est la manière la plus sûre de perdre ce qui était encore récupérable.
- Ne formatez pas, même si Windows vous le propose à chaque branchement. Ce message ne veut pas dire que le support est vide.
- Si le disque claque, grince ou couine, débranchez-le immédiatement. Là, chaque minute de fonctionnement aggrave les dégâts pour de bon.
- Ne le mettez pas au congélateur. Ce vieux conseil qui circule encore ajoute de la condensation à une panne mécanique : il n'a jamais rien sauvé et il achève des disques.
Ce que je fais moi-même
Les pannes logiques : le support est physiquement sain, c'est son organisation qui est cassée.
- Fichiers ou dossiers supprimés par erreur
- Support formaté trop vite
- Partition disparue, disque devenu « RAW »
- Windows qui ne démarre plus, disque intact
- Disque externe ou clé USB non reconnus
- Carte SD d'appareil photo illisible
Ce que je n'essaie pas
Les pannes physiques. Elles demandent une salle blanche et des pièces identiques : ni vous ni moi n'avons ça.
- Disque qui claque, cliquette ou grince
- Disque que le BIOS ne détecte plus du tout
- Carte électronique brûlée, odeur de grillé
- Immersion, incendie, choc violent
Je vous le dis, je vous oriente vers un laboratoire, et je ne vous facture pas une tentative dont je sais déjà qu'elle échouera : ouvrir un disque hors salle blanche ne fait que réduire les chances du labo qui le recevra ensuite.
Quand la machine est trop ancienne pour parler aux autres
Ici, rien n'est cassé. L'ordinateur démarre, les fichiers sont intacts, et pourtant impossible de les en sortir : aucun connecteur en commun avec vos appareils actuels, aucune clé USB qu'il accepte, plus aucun site qu'il sache joindre. C'est un problème de conversation, pas de panne, et c'est une excellente nouvelle, parce que ça se résout presque toujours.
Un ordinateur ancien n'est pas un ordinateur perdu, il faut juste savoir par quel bout le prendre. Et s'il marche encore, c'est le meilleur moment pour en sortir ce qu'il contient : une machine qui démarre se vide en une séance, la même machine le jour où son disque lâche devient une récupération.
Quand le fichier revient, mais que plus rien ne l'ouvre
Le cas le plus déroutant : les fichiers sont là, copiés, visibles… et rien ne sait les ouvrir. Ce n'est pas le fichier qui est abîmé, c'est le logiciel qui l'a fabriqué qui a disparu. Les plus fréquents :
- Documents Microsoft Works (.wps) : Word ne les ouvre plus, d'autres logiciels si, et on les convertit vers un format actuel.
- Mails d'Outlook Express (.dbx) : aucune messagerie actuelle ne les lit directement. Ils se convertissent en messages ordinaires, pièces jointes comprises.
- Albums Picasa : les photos sont intactes, mais les albums et les classements vivaient dans le logiciel, arrêté en 2016. Les photos se récupèrent toujours ; l'organisation, parfois.
- Comptabilité, généalogie, gestion d'association : les fichiers d'un logiciel métier se récupèrent, à condition de retrouver le logiciel ou une possibilité d'export.
À l'inverse, pas d'inquiétude pour l'essentiel : une photo JPEG de 2004, un document Word ou un tableur Excel des années 2000, un PDF, s'ouvrent encore parfaitement aujourd'hui.
Comment vous récupérez vos fichiers
- Un état des lieux d'abord. Je regarde le support sans rien y écrire, et je vous dis franchement ce qui est récupérable, y compris quand la réponse est « rien ».
- Copie, jamais déplacement. On travaille sur une copie ; l'original n'est pas modifié, pour que rien ne soit perdu en route.
- Restitution sur un support sain, dans un format qui s'ouvre aujourd'hui, le vôtre si vous en avez un, sinon je le fournis. Jamais sur celui qui vient de tomber en panne.
- Vérification ensemble. On ouvre les dossiers devant vous. Une récupération n'est pas finie tant que vous n'avez pas vu vos photos s'afficher.
Ce que ça coûte
Bien souvent, un simple forfait dépannage suffit.
Une récupération de données est un dépannage comme un autre : le même forfait, 30 € déplacement compris, et pas de devis si le problème se règle simplement. Dans ce cas, c'est tout le prix.
Ce qui fait la différence, c'est un appel au 02 52 74 00 32, puis un e-mail, avant que je vienne. Au téléphone, on voit ensemble de quoi il s'agit ; par e-mail, vous me précisez la machine, le support et ce qui s'est passé, et une photo de l'étiquette ou du message d'erreur aide beaucoup. J'arrive alors avec le bon câble, le bon adaptateur, une clé formatée comme il faut, et le problème se règle souvent pendant la visite.
Le bouton Demander un diagnostic, en bas de page, prépare cet e-mail pour vous.
Quand faut-il un devis ?
Seulement si le problème dépasse ce cadre : s'il faut un outil ou une pièce que je n'ai pas (un adaptateur rare, un disque de remplacement), ou des heures de travail, y compris quand c'est l'ordinateur qui travaille seul, comme la copie lente d'un disque fatigué ou l'analyse complète d'une carte mémoire. Je vous le dis avant d'aller plus loin, vous recevez un devis sous 24 h, et rien n'est engagé sans votre accord.
Si la panne relève d'un laboratoire, je vous le dis aussi franchement : vous ne payez que le forfait, et je vous indique vers qui aller.
Vous pouvez aussi apporter la machine : quand la récupération demande du temps, c'est souvent le plus simple, l'appareil restant à l'atelier le temps nécessaire.
Pour ne plus jamais revivre ça
Une récupération réussie reste une frayeur. La sauvegarde, elle, coûte le prix d'un disque externe et tient en une règle : deux copies, deux endroits. Un disque externe rangé ailleurs que sous l'ordinateur, plus une sauvegarde en ligne pour ce à quoi vous tenez le plus.
Pour les photos du téléphone, le plus efficace ne coûte rien : activer la sauvegarde automatique. C'est aujourd'hui la première cause de photos perdues pour de bon, un téléphone tombé dans l'eau ne se répare pas, et il n'y a pas de disque à ouvrir.
Et quand vous changez d'ordinateur, videz l'ancien avant de le ranger. C'est comme ça que les photos de famille finissent coincées dans un grenier : la machine est remisée « au cas où », et quinze ans plus tard plus rien ne sait lui parler.
Si vous voulez que ce soit en place et vérifié plutôt que « à faire », c'est l'objet de l'assistance : une fois, ensemble, et vous n'y repensez plus.
Si le disque fait un bruit inhabituel, débranchez-le et appelez plutôt que d'écrire : sur ces pannes-là, les heures comptent.