Mon PC peut-il passer à Windows 11 ?
Cinq questions, la manipulation exacte pour chacune, et une réponse honnête
Rien n'est envoyé ni enregistré. Un navigateur ne peut pas lire la puce TPM ni les réglages du BIOS de votre ordinateur — aucune page web ne le peut. C'est donc vous qui répondez, et chaque question explique où trouver l'information en quelques clics, sans rien installer.
Comment le savoir ?
Le plus simple, sur n'importe quelle version de Windows :
- Appuyez sur Windows + R.
- Tapez msinfo32 puis validez.
- Lisez la ligne Processeur, et recopiez-la ici (la partie importante est le modèle, par exemple Core i5-8250U).
Vous pouvez aussi passer par Paramètres › Système › Informations système, ou faire un clic droit sur le menu Démarrer puis Système.
Comment le savoir ?
Dans la même fenêtre msinfo32, lisez Mémoire physique installée (RAM). La plupart des ordinateurs vendus depuis 2015 ont 4 Go ou plus.
Comment le savoir ?
Ouvrez l'Explorateur de fichiers puis Ce PC : la taille totale du disque C: s'affiche sous son icône. Il s'agit bien de la taille totale, pas de l'espace libre. Seules les très petites tablettes et quelques portables d'entrée de gamme descendent sous 64 Go.
Comment le savoir ?
- Appuyez sur Windows + R.
- Tapez tpm.msc puis validez.
- Si une fenêtre de gestion s'ouvre, lisez Version de spécification en bas à droite : elle indique 2.0 ou 1.2.
- Si le message « Module de plateforme sécurisée compatible introuvable » s'affiche, répondez Non — mais lisez la section sur le BIOS plus bas, car la puce est très souvent présente et simplement désactivée.
Comment le savoir ?
Toujours dans msinfo32, deux lignes vous intéressent :
- Mode BIOS doit indiquer UEFI (et non Hérité).
- État de démarrage sécurisé doit indiquer Activé.
Les cinq conditions, une par une
Les cinq conditions, en clair
| Condition | Le minimum exigé | En pratique |
|---|---|---|
| Processeur | 1 GHz, 2 cœurs, 64 bits, et figurer sur la liste de Microsoft | C'est ce dernier point qui bloque presque toujours |
| Mémoire vive | 4 Go | Se complète facilement |
| Stockage | 64 Go | Rarement un obstacle |
| Micrologiciel | UEFI avec démarrage sécurisé | Souvent un simple réglage |
| TPM | Version 2.0 | Souvent présent mais désactivé |
S'y ajoutent une carte graphique compatible DirectX 12 et un écran d'au moins 9 pouces en 720p : dans les faits, tout ordinateur dont le processeur est assez récent y satisfait déjà.
Pourquoi Microsoft refuse des machines en parfait état
C'est la question qui revient toujours, et elle est légitime : un ordinateur de 2016 équipé d'un Core i7 et d'un SSD est souvent plus rapide qu'un portable neuf d'entrée de gamme, qui lui sera déclaré compatible. Le critère n'est pas la performance, mais la sécurité matérielle : Microsoft exige des fonctions de protection intégrées au processeur, présentes à partir d'une certaine génération.
On peut trouver la décision brutale, elle envoie à la casse des millions de machines saines, mais elle ne se négocie pas : la liste des processeurs acceptés est fixée par Microsoft, et aucun réglage ne l'élargit.
Le TPM dort souvent dans le BIOS
Voici le point le plus utile de cette page. Une grande partie des ordinateurs déclarés « incompatibles » le sont à tort : la puce TPM est bien là, mais elle est désactivée d'origine dans le BIOS. Elle n'y porte d'ailleurs presque jamais le nom « TPM » :
- sur un processeur AMD, elle s'appelle fTPM (ou AMD fTPM switch) ;
- sur un processeur Intel, elle s'appelle PTT (Platform Trust Technology).
L'option se trouve dans les réglages de sécurité ou avancés du BIOS, auquel on accède en appuyant sur Suppr, F2 ou F10 dès l'allumage, selon la marque. Une fois activée, l'ordinateur devient compatible sans rien changer d'autre.
Deux précautions. D'abord, si vous avez chiffré votre disque avec BitLocker, mettez la clé de récupération de côté avant : toucher au TPM peut déclencher une demande de clé au redémarrage. Ensuite, passer d'un BIOS « hérité » à l'UEFI est une autre affaire, cela demande de convertir le disque (MBR vers GPT), une opération qui se fait sauvegarde en main.
Jusqu'à quand puis-je rester sous Windows 10 ?
Le support de Windows 10 s'est arrêté le 14 octobre 2025. Mais rester dessus n'est pas synonyme d'être sans protection : Microsoft propose aux particuliers un programme de mises à jour de sécurité étendues (ESU), qui prolonge les correctifs de sécurité jusqu'au 12 octobre 2027.
En France, l'inscription est gratuite si vous utilisez Windows avec un compte Microsoft ; pour un compte local, elle coûte environ 30 $ (ou l'équivalent en euros), une seule fois. Elle se fait depuis Paramètres › Mise à jour et sécurité › Windows Update, à condition d'être à jour en version 22H2.
Autrement dit : rien ne presse. Vous avez le temps de décider posément s'il vaut mieux mettre à niveau, basculer sur autre chose, ou changer de machine, plutôt que d'acheter dans l'urgence.
Conditions et dates vérifiées auprès de Microsoft le 16 septembre 2026. Ce programme a déjà été prolongé une fois : vérifiez la date en vigueur le moment venu.
Et si mon ordinateur est vraiment incompatible ?
Un ordinateur refusé par Windows 11 n'est pas un ordinateur fini. Trois voies, dans l'ordre où je les conseille :
- Prolonger Windows 10 avec les mises à jour étendues ci-dessus, le temps de voir venir.
- Passer à Linux. Pour le web, les courriels, la bureautique et les photos, la bascule est bien moins déroutante qu'on ne l'imagine, et elle redonne des années à une machine saine. J'explique ici ce que ça change vraiment.
- Changer de machine sans acheter neuf : un ordinateur reconditionné, testé et garanti, ou un PC assemblé sur mesure si vous avez des besoins précis.
Reste une quatrième voie dont vous entendrez parler : forcer l'installation de Windows 11 sur une machine non éligible. C'est techniquement possible, mais Microsoft l'indique clairement : une telle installation n'est pas prise en charge, et rien ne garantit qu'elle continuera de recevoir les mises à jour. Je ne la recommande pas sur l'ordinateur dont vous dépendez au quotidien.
Ce que cet outil ne peut pas faire
- Il ne lit rien sur votre ordinateur : il raisonne sur vos réponses. Une réponse approximative donne un verdict approximatif.
- La liste des processeurs acceptés change à chaque version de Windows. L'outil applique les seuils de génération en vigueur, pas la liste modèle par modèle : quelques exceptions existent dans les deux sens.
- Il ne remplace pas la vérification officielle. Windows Update vous dira franchement si la mise à niveau vous est proposée, et l'application gratuite Contrôle d'intégrité du PC de Microsoft détaille chaque critère sur votre machine.
Liste officielle des processeurs pris en charge : aka.ms/CPUlist. Configuration requise complète : microsoft.com.
Vous préférez ne pas y toucher vous-même ?
Activer le TPM, vérifier l'éligibilité réelle, faire la mise à niveau sans rien perdre, ou décider s'il vaut mieux garder la machine : c'est exactement le genre d'intervention courte que je fais à domicile. Et si le verdict est « incompatible », on regarde ensemble ce qui est le plus raisonnable, sans vous pousser à acheter.
Le dépannage Me contacterPage fournie à titre informatif. Avant toute mise à niveau ou modification du BIOS, sauvegardez vos documents.